Le 21 novembre 2029. C’est la date que Disney et Pixar viennent d’officialiser pour Coco 2, lors du D23 Expo qui s’est tenu ce week-end à Anaheim. Pixar a annoncé que Coco 2 ouvrira le 21 novembre 2029, dévoilé les premiers concept arts, et détaillé l’intrigue dès l’annonce, ce qui est inhabituel pour un studio réputé discret. Mais derrière cette date se cache une info bien plus intéressante : Pixar s’apprête à faire un truc qu’il n’a jamais fait dans aucune de ses suites précédentes.
Toy Story, Les Indestructibles, Monstres & Cie : dans toutes ces franchises, le grand méchant du premier opus disparaît une fois pour toutes. Il meurt, il est oublié, il devient une note de bas de page. Mais ce sera le premier Pixar sequel dans lequel l’antagoniste principal de son prédécesseur reviendra pour se venger, contrairement à Randall Boggs dans Monstres Academy qui ne compte pas puisque l’action se déroule avant le premier Monstres & Cie. Même chose pour Sid Phillips dans Toy Story 3 : il revient bien, mais pas pour se venger. Pixar avait donc, jusqu’ici, une règle tacite : les vrais méchants ne reviennent pas. Ernesto de la Cruz s’apprête à la briser.
À retenir
- Une règle tacite que Pixar s’apprête enfin à briser après trente ans
- Comment peut-on revenir d’entre les morts quand on a été écrasé par une cloche géante ?
- Trois ans et demi de silence avant cette annonce du D23 Expo
Ernesto de la Cruz revient d’entre les morts (littéralement) pour se venger
Rappelez-vous : à la fin de Coco, sorti en 2017, Ernesto de la Cruz s’effondre sous le poids d’une cloche géante, sa réputation d’idole musicale réduite en miettes devant tout le Pays des Morts. Fin de l’histoire, pensait-on. Benjamin Bratt est monté sur scène au D23 pour annoncer qu’il reprendrait le rôle du légendaire chanteur, prêt à se venger, la vengeance ayant décidément le sens de l’ironie. Concrètement, l’acteur a expliqué que pour certains, Miguel est un petit fléau qui a ruiné une carrière et détruit un héritage, et qu’Ernesto de la Cruz revient pour se venger, envoyant Miguel dans une aventure au pays des morts.
Le twist scénaristique tient en une phrase : comment un homme mort, écrasé par une cloche devant témoins, peut-il revenir se venger ? Pixar n’a pour l’instant pas expliqué comment de la Cruz a survécu à la fin du premier film, c’est à peu près la seule chose que le studio a gardée secrète. Un mystère savamment entretenu, qui devrait alimenter les théories des fans pendant les trois années qui nous séparent encore de la sortie.
Un Miguel adolescent, une équipe créative fidèle au poste
Côté histoire, l’action se déplace de plusieurs années dans le futur. Sur les premiers visuels, Miguel n’est plus le garçon de douze ans du premier film : il est plus âgé, avec une coupe de cheveux différente, sa guitare familière sur le dos, et son chien Dante qui court à ses côtés. Une évolution logique, mais qui change la donne : un ado qui affirme son identité musicale n’a plus les mêmes enjeux qu’un gamin en pleine rébellion familiale. Le studio a par ailleurs révélé que Coco fait partie du prochain jeu vidéo Kingdom Hearts, preuve que la franchise déborde largement du cadre du film.
Derrière la caméra, rien n’a bougé, ou presque. Le réalisateur original de Coco, Lee Unkrich, revient à la mise en scène aux côtés d’Adrian Molina, tandis que Mark Nielsen, vétéran de Pixar connu pour Toy Story 4 et Inside Out 2, est attaché à la production. Un choix qui rassure : quand un studio ramène l’équipe qui a décroché deux Oscars sur le film précédent, c’est plutôt bon signe pour la cohérence artistique de la suite.
Pourquoi cette date compte (et ce qu’elle dit du calendrier Pixar)
Douze ans. C’est l’écart entre la sortie du premier Coco et celle de sa suite, un délai qui correspond presque parfaitement à celui observé entre Monstres & Cie et Monstres Academy. Rien d’extravagant, donc, côté timing, Pixar reste fidèle à sa patience légendaire. Ce qui change, c’est la nature du retour du méchant. Un détail amusant : la date de sortie colle presque au jour près à celle du premier film, qui était sorti le 22 novembre. Un clin d’œil calendaire qui n’a probablement rien d’un hasard chez un studio aussi maniaque du détail.
Le projet n’était pas une surprise totale. Le PDG de Disney de l’époque, Bob Iger, avait annoncé le film lors de l’assemblée annuelle des actionnaires en mars 2025, précisant que la suite, encore en tout début de développement, visait une sortie théâtrale en 2029. Trois ans et demi de silence quasi complet, avant que le D23 ne lève enfin le voile sur l’histoire et le casting. Avec ce nouvel épisode, Coco devient la septième franchise Pixar, après Toy Story, Cars, Monstres & Cie, Le Monde de Nemo, Les Indestructibles et Vice-versa. Sept licences en plus de trente ans d’existence, ça reste raisonnable comparé à d’autres studios d’animation qui déclinent leurs succès à toute vitesse.
Reste une question qui plane sur l’ensemble du calendrier Pixar : Disney a également confirmé une sortie en novembre 2029 pour cette suite, alors que Les Indestructibles 3 est déjà programmé pour 2028. Deux franchises historiques du studio vont donc se succéder coup sur coup en salles, un pari risqué à l’heure où le public boude parfois les suites tardives. Le vrai test, ce ne sera pas la nostalgie, déjà acquise auprès des fans du film de 2017, mais la capacité de Pixar à justifier ce retour d’Ernesto sans trahir l’émotion qui avait fait du premier Coco un phénomène récompensé aux Oscars.
Sources : disney.fandom.com | deadline.com | variety.com