Trois millions deux cent trente-sept mille quatre cent quatre-vingts spectateurs. C’est le chiffre exact enregistré par Spider-Man : Brand New Day pour sa première semaine d’exploitation en France, et il propulse le film tout en haut de l’histoire du box-office hexagonal. Spider-Man tisse sa toile en France et attire un nombre énorme de spectateurs pour sa première semaine d’exploitation, avec 3 237 480 tickets vendus, devenant la meilleure première semaine depuis le Covid. Mieux encore : selon les données compilées par CBO Box-office, il s’agit du 9ème démarrage des meilleures premières semaines de tous les temps en France. huit films seulement, en plus de huit décennies de cinéma sur notre territoire, ont réussi à faire mieux en sept jours.
Le contexte rend la performance encore plus impressionnante. Le film a attiré 3,2 millions de spectateurs sur seulement 665 écrans, soit une moyenne astronomique de 4868 entrées par copie. Pour comparaison, la plupart des blockbusters de l’année tournent sur deux à trois fois plus de copies pour espérer approcher un tel score. C’est de très loin le meilleur démarrage de l’année en France, explosant le record établi tout récemment par L’Odyssée avec son 1,8 million d’entrées, et sa part de marché représente 52,4% des entrées de la semaine. Plus d’un ticket de cinéma sur deux vendu cette semaine-là portait le nom de Spider-Man. Un chiffre qui donne le vertige quand on sait que le paysage cinématographique français reste, en temps normal, l’un des plus fragmentés d’Europe.
À retenir
- Un démarrage qui n’avait pas été égalé depuis seven ans en France
- Les coulisses de Marvel et Kevin Feige déjà en ébullition sur les suites annoncées
- Une scène post-générique qui ouvre des portes insoupçonnées à l’univers Marvel
Un démarrage qui n’avait pas de précédent depuis Avengers : Endgame
Tout avait commencé dès le premier jour. Avec 650 130 entrées pour son premier jour d’exploitation en France, le film ne signe pas seulement le record de 2026 mais également le plus gros score en la matière depuis Avengers Endgame en 2019. Une référence qui n’est pas choisie au hasard : c’est le dernier film à avoir provoqué un tel raz-de-marée dans les salles françaises avant la pandémie. Il aura donc fallu sept ans pour qu’un film de super-héros retrouve ce niveau d’engouement populaire dans l’Hexagone.
Pour la franchise elle-même, le résultat pulvérise tout ce qui existait. Cela constitue un record pour la franchise Spider-Man, surpassant le précédent opus, No Way Home, qui avait récolté 2 867 515 entrées pour son arrivée en salles fin 2021. Presque 500 000 spectateurs de plus en une semaine, pour un personnage qui n’avait pourtant pas quitté les écrans si longtemps que ça. Le retour de Tom Holland après cinq ans d’absence dans le costume, couplé à l’incertitude entretenue autour du scénario, a visiblement suffi à raviver une ferveur intacte.
Un phénomène qui dépasse largement nos frontières
La France n’est qu’une pièce du puzzle. À l’échelle mondiale, le film a signé le deuxième plus gros démarrage mondial de tous les temps, derrière Avengers : Endgame en 2019, avec 572 millions de dollars à l’international sur 66 marchés et 355 millions de dollars au box-office domestique. Le cap symbolique du milliard de dollars a été franchi en quelques jours à peine, une vitesse qui place le long-métrage dans une catégorie très restreinte de productions.
Les critiques suivent la même courbe ascendante que les recettes. Le film affiche 90% sur Rotten Tomatoes et un « A » aux sondages CinemaScore auprès du public sortant des salles. Un score d’audience rarement atteint pour une quatrième aventure solo d’un même héros, généralement plus sujette à l’essoufflement qu’à l’engouement renouvelé. Sony et Marvel Studios tiennent là, sans doute, leur plus belle divine surprise de la décennie côté super-héros.
Ce que ça change pour la suite de la saga
Un tel score ne reste jamais sans conséquence sur les plans futurs du studio. Kevin Feige lui-même a réagi à chaud, évoquant un film qui mène vers d’autres films Spider-Man et vers l’avenir du MCU, tout en ouvrant la porte à une autre franchise Marvel bien connue, créée par Stan Lee et Jack Kirby. Une allusion à peine voilée qui alimente déjà toutes les spéculations sur les prochaines connexions de l’univers Marvel.
La scène post-générique n’a rien arrangé côté mystère. Elle sous-entend que le héros a été téléporté sur une autre planète, Battleworld, un monde assemblé à partir de fragments d’univers différents, une référence directe à l’arc Secret Wars des comics, que beaucoup de fans voyaient venir sans oser y croire aussi tôt. Reste la question du calendrier : il serait étonnant de voir un nouveau film Spider-Man solo dès 2028, année où seuls Ghost Rider et Black Panther III sont pour l’instant calés au programme de Marvel. Tom Holland devrait néanmoins réapparaître dans le costume avant cette date, probablement via un crossover, avant un potentiel cinquième volet solo évoqué par Feige comme un horizon logique mais pas immédiat.
Ce qui frappe, avec le recul, c’est la manière dont ce carton redistribue les cartes d’un été déjà exceptionnel en salles. Vingt-quatre longs métrages avaient déjà franchi la barre du million d’entrées à cette date en 2026, contre trente-quatre sur l’ensemble de l’année 2025, preuve que le public français n’a jamais autant répondu présent, pourvu qu’on lui propose l’événement qu’il attend. Reste à savoir si Marvel saura transformer cet engouement en franchise durable plutôt qu’en simple pic de nostalgie pour l’ère Tom Holland.
Sources : comicsblog.fr | allocine.fr