Les premières images du récit d’Annie Ernaux porté à l’écran ne quittent jamais le regard d’une adolescente de 1958 : ce que Judith Godrèche a refusé de filmer change tout
Judith Godrèche adapte le roman autobiographique d’Annie Ernaux « Mémoire de fille » en adoptant un parti pris radical : rester concentrée sur le regard de l’adolescente plutôt que de montrer la violence elle-même. Ce refus de filmer change profondément la nature du récit cinématographique.