« Il fait toutes ses cascades lui-même » : ce que l’immobilisation de Tomer Sisley impose désormais au calendrier de La Cible

Un claquage au mollet, un saut de pont à haut risque, et un planning de tournage chamboulé pendant quinze jours. Voilà le revers de la médaille pour Tomer Sisley, qui a payé cher son engagement physique total sur La Cible, la nouvelle série événement de TF1 diffusée depuis ce lundi 7 septembre 2026.

À retenir

  • Un saut de pont qui a mal tourné : comment un accident a figé le tournage pendant quinze jours
  • Courir avec un mollet claqué pendant cinq mois : le prix caché de l’engagement physique de Sisley
  • Pourquoi l’acteur refuse catégoriquement les doublures, même au prix de sa santé

Un accident survenu en pleine cascade

L’incident remonte au tournage de la série, quand l’acteur s’est blessé lors d’une scène spectaculaire impliquant un saut depuis un pont. Le comédien s’est malheureusement blessé durant le tournage : « Lors du saut d’un pont, il y a eu un petit accident. Rien de grave, mais ça nous a quand même arrêté le tournage pendant deux semaines, précise-t-il, avant d’ajouter que le diagnostic était sans gravité mais handicapant : « Je me suis claqué le mollet ce qui m’a mis dans l’embarras pendant tout le reste du tournage. »

Deux semaines. C’est le temps qu’il a fallu pour que l’équipe technique remanie son calendrier, décale des scènes, réorganise des journées entières de tournage autour d’un acteur temporairement diminué. Pour une série qui repose largement sur la physicalité de son personnage principal, un ancien garde du corps traqué en pleine cavale, ce genre d’imprévu n’a rien d’anodin. Grand habitué des rôles physiques, Tomer Sisley a une nouvelle fois payé de sa personne sur le tournage de La Cible, le nouveau thriller diffusé le 7 septembre sur TF1.

Courir tous les jours pendant cinq mois, mollet claqué ou pas

Le vrai problème n’était pas tant l’arrêt initial que ce qui a suivi. Le tournage de La Cible s’est étalé sur cinq mois, avec des séquences de course quasi quotidiennes pour incarner la fuite permanente d’Hugo Meyer, le personnage traqué par la police après la disparition de son ex-femme et de leurs enfants. Sisley lui-même a résumé la situation avec une pointe d’ironie : « c’était super d’avoir un mollet claqué pour une série qui allait durer cinq mois dans laquelle je cours tous les jours. C’était bien… », avant de conclure : « Donc derrière, il a fallu serrer un petit peu les dents parce que, comme je viens de le dire, je courais tous les jours ».

Résultat ? Un tournage étiré, une équipe contrainte de composer avec une blessure qui ne guérit pas du jour au lendemain, et un acteur obligé de gérer la douleur sur la durée plutôt que de bénéficier d’une vraie convalescence. Pas de doublure de confort ici : l’homme qui a fait chuter Hugo Meyer de vingt mètres de haut a continué à courir, semaine après semaine, avec un mollet fragilisé.

Pourquoi il s’obstine à tout faire lui-même

Cette philosophie du risque assumé n’est pas nouvelle chez l’acteur, mais elle prend ici une dimension particulière. Interrogé sur son choix de réaliser ses propres cascades, Sisley a été limpide sur sa logique : « Ce qui m’a été donné de faire dans cette série, ce sont des choses dans lesquelles je suis relativement à l’aise, et donc ce serait dommage de ne pas le faire. Parce que quand tu as l’acteur qui le fait, ça te permet de le filmer et de vraiment voir que c’est lui. » Un argument qui vise directement l’expérience du spectateur, de plus en plus averti face aux effets de montage.

Il détaille d’ailleurs sa réflexion sur la perception du public : « Les spectateurs ne sont pas dupes. Tout le monde est suffisamment éduqué aujourd’hui pour savoir que les acteurs peuvent être doublés par des cascadeurs. Et donc tu te dis : ‘si je le vois sauter de dos dans un plan large de loin, bah c’est que c’est probablement pas lui’. » Sa conclusion tranche par sa franchise, presque à contre-courant du discours promotionnel habituel : quand on le voit dans un même plan, en gros plan, courir et sauter, « c’est toujours plus impressionnant. Je pense que l’expérience spectateur est meilleure. »

Il reconnaît toutefois les limites de l’exercice, loin d’être un jusqu’au-boutiste aveugle. « J’ai fait toutes les cascades, mais pour être ultra honnête : même si vous faites toutes vos cascades, il y a toujours des plans où ce n’est pas l’acteur qui apparaît », précise-t-il, avant d’ajouter que dans un plan large où il faut tomber sur du bitume, « ça ne sert à rien de demander à l’acteur de le faire parce qu’on lui fait prendre un risque pour rien. On prend toujours un risque quand on fait une cascade. » Une nuance qui, ironiquement, n’a pas suffi à éviter l’accident du pont.

Et maintenant, quel avenir pour la série ?

Bonne nouvelle pour les spectateurs : ce contretemps de tournage n’a eu aucune incidence sur la diffusion. Le tournage de la série « La Cible », dont les deux premiers épisodes ont été diffusés ce lundi 7 septembre 2026, a été perturbé par une blessure de Tomer Sisley lors d’une cascade, mais le calendrier de sortie, lui, n’a pas bougé d’un iota. La série arrive comme prévu en six épisodes sur TF1, avec une mise en avant immédiate sur TF1+.

Reste la question d’une éventuelle suite. Pour l’instant, rien n’est calé côté production. Aucune saison 2, aucun nouveau tournage et aucun développement de nouveaux épisodes n’ont été annoncés par TF1, DEMD Productions ou les membres du casting, et il serait donc prématuré d’affirmer que la série reviendra. Tout dépendra des audiences des premiers jours et de la consommation sur TF1+, seuls véritables juges de paix pour une chaîne qui mise gros sur ce thriller haletant. Si Tomer Sisley devait remettre le costume d’Hugo Meyer pour une nouvelle saison, gageons qu’il négociera cette fois un peu plus de repos entre deux sauts de pont.

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