Un tournant « très difficile à résoudre ». C’est ainsi qu’Alan Ritchson, l’interprète de l’agent Aimes dans la saga Fast & Furious, a résumé la situation de Fast Forever le 30 juillet 2026. Trois ans après le cliffhanger de Fast X, le onzième et dernier volet de la franchise n’est toujours pas entré en tournage, et les mots de l’acteur ne rassurent personne sur l’avenir du projet.
À retenir
- Alan Ritchson décrit un « tournant très difficile à résoudre » pour Fast & Furious 11 en juillet 2026
- Le budget doit être réduit de 50 millions de dollars, ce qui menace l’envergure promise du final
- Le scénario n’est toujours pas figé et Jason Momoa n’a reçu aucun script dix mois après les révélations initiales
Ce qu’Alan Ritchson a réellement dit
L’acteur n’y est pas allé par quatre chemins. Selon lui, l’équipe du long-métrage doit trouver un moyen de « montrer de la retenue » d’un point de vue des dépenses pour le film « tout en acceptant le fait que cet univers s’est étendu jusqu’à devenir absolument énorme ». Une phrase qui résume, à elle seule, le dilemme d’Universal depuis des mois : comment boucler en beauté une saga devenue tentaculaire, sans faire exploser la facture une nouvelle fois.
L’interprète de l’agent Aimes avoue donc que le film est « à un tournant très difficile à résoudre ». Et il ne s’arrête pas là. S’il « pense » que le projet va se concrétiser, il termine en réitérant le fait que « de gros problèmes » doivent être résolus pour cela. Difficile de faire plus flou, ni plus inquiétant, pour un film censé conclure une des franchises les plus rentables du cinéma d’action.
Budget, scénario, casting : le triple blocage qui dure depuis un an
Ce n’est pas une surprise ponctuelle. Le dossier traîne depuis le mois d’octobre dernier, où l’on a appris que le film faisait face à un gros problème financier. Le constat de départ était brutal : d’après le Wall Street Journal, la dernière version du scénario présentée au studio coûtait 50 millions de dollars de trop à produire, ce qui a poussé l’équipe du film à tenter d’ajuster le script afin de réduire le coût. Un autre chiffre a même circulé : Universal chercherait carrément à tailler le budget de sa franchise la plus importante de 140 millions de dollars.
Le contexte financier explique cette frilosité soudaine. Fast X n’a pas dépassé 715 millions de dollars au box-office, dont seulement 146 à domicile, pour un budget pharaonique de 453 millions selon Forbes. Un rapport qualité-prix catastrophique qui a visiblement refroidi les dirigeants du studio. Résultat concret sur le tournage à venir : moins de moyens, et donc moins de spectacle. L’équipe doit trouver un moyen de faire 50 millions d’économies, ce qui pourrait se traduire par des décors réduits, moins d’acteurs à l’écran et des rôles moins importants pour les survivants de la saga. Autant dire l’inverse de la promesse initiale d’un final grandiose.
Le scénario, justement, n’est toujours pas figé. Jason Momoa, qui incarne le flamboyant Dante depuis Fast X, a lui-même reconnu n’avoir reçu aucun scénario pour Fast & Furious 11, un aveu qui date de l’automne dernier et qui, à en croire les dernières déclarations de Ritchson, reste d’actualité dix mois plus tard. Universal aurait par ailleurs demandé une baisse du budget, voulu limiter certains retours pour le final, et imposé d’autres ajustements très guidés par des considérations business. Traduction : même les retrouvailles fan-service tant attendues pourraient être rabotées.
Le faux départ qui a berné tout le monde début juillet
L’épisode le plus révélateur de cette confusion générale s’est produit fin juin. Une vidéo publiée par Vin Diesel a fait croire à des millions de fans que le tournage avait enfin commencé. La confusion est venue d’une vidéo publiée par Vin Diesel le week-end du 4 juillet, où on le voyait sur un plateau, avec des techniciens au travail derrière lui, remerciant les fans pour leur patience. Le timing, en plein week-end de fête nationale américaine, n’avait rien d’un hasard.
Mais la réalité était toute autre. Ce que montrait vraiment cette vidéo, c’était le tournage d’une publicité pour la Coupe du monde, diffusée pendant la rencontre USA-Belgique, avec Vin Diesel dans le rôle de Dominic Toretto et la fameuse Dodge Charger R/T 1970 du personnage. Un spot publicitaire déguisé en teasing de tournage, savamment (ou maladroitement) orchestré. Un mois plus tard, les propos d’Alan Ritchson viennent confirmer ce que tout le monde redoutait : ce n’était bien qu’un mirage.
Une date de sortie qui tient toujours… sur le papier
Malgré ce chaos, Universal n’a jamais retiré la date de sortie annoncée en janvier dernier. Elle reste fixée au 15 mars 2028. Une date qui paraît de plus en plus théorique quand on sait que le tournage n’a toujours pas démarré à l’heure où ces lignes sont écrites, presque huit mois avant l’échéance qu’imposerait un calendrier de post-production classique pour un blockbuster de cette envergure.
Le plus troublant, dans cette affaire, c’est le écart entre la communication du studio et la réalité du plateau. Vin Diesel multiplie les messages rassurants sur les réseaux sociaux depuis des mois, pendant que les problèmes structurels, eux, restent entiers. Alan Ritchson n’a fait que mettre des mots sur ce que beaucoup soupçonnaient déjà : personne, à ce stade, ne sait vraiment quand les caméras tourneront pour de bon sur ce final tant promis.
Sources : purebreak.com | cineserie.com