Street Fighter (2026) : durée, casting et qui joue Ryu, Ken et Chun-Li dans le film de Kitao Sakurai

Street Fighter, le film de Kitao Sakurai, est à l’affiche depuis mi-octobre 2026, et le trio de tête réunit Andrew Koji (Ryu), Noah Centineo (Ken Masters) et Callina Liang (Chun-Li). Pour la durée, mieux vaut se fier à la fiche de votre cinéma, qui affiche le temps de projection réel.

À retenir
  • Andrew Koji joue Ryu, Noah Centineo incarne Ken Masters et Callina Liang interprète Chun-Li.
  • Le film est produit par Legendary, avec Capcom en partenaire, et distribué par Paramount.
  • Jason Momoa joue Blanka et David Dastmalchian incarne M. Bison dans la distribution.

Durée : combien de temps prévoir en salle ?

Je ne vais pas vous balancer un chiffre au hasard. La durée officielle d’un long métrage figure sur les fiches des distributeurs et des salles, et celle-ci peut varier de quelques minutes selon les sources avant la sortie. À cela s’ajoutent vingt à trente minutes de publicités et de bandes-annonces avant le film. Comptez donc une soirée entière, dîner compris si vous voulez être à l’heure à 20 h.

Le film est produit par Legendary, avec Capcom en partenaire, et distribué par Paramount.

Le tournage s’est déroulé en Australie, ce qui explique les décors urbains et les arènes qu’on devine dans les images promotionnelles. Pour un jeu né en 1987 dans les salles d’arcade japonaises, c’est une longue route vers un blockbuster à gros budget. Capcom revendique plus de 50 millions d’exemplaires pour Street Fighter 6, un record dans l’histoire de la licence.

Ryu, Ken et Chun-Li : qui joue quoi ?

Andrew Koji prête ses traits à Ryu, le guerrier errant au bandeau rouge. Les fans de séries d’action le connaissent pour Warrior, où il joue Ah Sahm, un combattant de tong wars dans le San Francisco du XIXe siècle. il sait se battre à l’écran, et on l’a vu faire ses propres cascades dans cette série.

Ken Masters, c’est Noah Centineo.

L’acteur est un visage des comédies romantiques de Netflix (To All the Boys I’ve Loved Before) et il a aussi joué Atom Smasher dans Black Adam. Le choix a fait débat chez les puristes, qui voyaient plutôt Ken en grand blond baraqué. Ses cheveux blonds et son charme de rival-ami collent pourtant au personnage, ancien camarade d’entraînement de Ryu chez Gouken. Lui qui a surtout séduit à l’écran devra convaincre au corps-à-corps.

Pour Chun-Li, la production a misé sur Callina Liang, actrice moins exposée que ses partenaires. Elle a notamment joué au théâtre, à Broadway, dans Mary Jane, et elle a tenu un rôle dans la série The Sandman, d’après ce que rapportent les fiches de casting. Chun-Li est la première héroïne de l’histoire du jeu de combat, apparue dans Street Fighter II en 1991, et ses cuisses de légende ont largement nourri la culture pop depuis.

Un casting de stars et de catcheurs autour du trio

Autour de ces trois héros, Legendary a empilé les noms. Jason Momoa joue Blanka, la créature verte venue d’Amazonie, tandis que David Dastmalchian hérite de M. Bison, le chef de Shadaloo. Curtis « 50 Cent » Jackson incarne Balrog, le boxeur, et Eric André prend les traits de Dhalsim, le yogi indien qui étire ses membres.

Le monde du catch est bien représenté. Cody Rhodes, star de la WWE, joue Guile, le militaire à la coupe en brosse. Roman Reigns incarne Akuma, le démon aux cheveux rouges, et Olivier Richters, colosse néerlandais d’environ 2,18 m, prend le rôle de Zangief, le lutteur russe. Hirooki Goto, catcheur japonais, joue Sagat, qui sera aussi imposant en carrure qu’en réputation.

Andrew Schulz, humoriste américain, joue E. Honda, le sumo. Orville Peck, chanteur country masqué, complète la liste en incarnant Vega.

Cette distribution rappelle une règle simple des adaptations de jeux de combat : il faut des corps crédibles. Une vingtaine de personnages jouables étaient déjà au programme de Street Fighter II, et une telle densité de personnages réclame des acteurs capables de se faire reconnaître en quelques secondes.

Après 1994 et 2009, une troisième tentative

Le premier film, sorti en 1994, avait Jean-Claude Van Damme en Guile et Raul Julia en Bison, dans l’un de ses derniers rôles avant sa mort. Il a rapporté environ 99 millions de dollars dans le monde, ce qui n’était pas si mal, malgré un accueil critique glacial. Le public français garde une affection pour ce nanar à base de surenchère et de chemise kaki.

En 2009, Street Fighter : Legend of Chun-Li, avec Kristin Kreuk, avait fait un four. Ce deuxième essai a d’ailleurs démontré qu’un nom de licence ne suffit pas à remplir des salles.

Le pari de Sakurai et de Legendary, déjà derrière les films de Godzilla et de Dune, consiste à traiter la licence avec respect, sans la parodier. Les bandes-annonces ont misé sur des combats lisibles et sur la tension du tournoi, loin du ton de 1994. Reste à voir si le public, qui a dépensé des fortunes dans les bornes d’arcade des années 1990 puis dans les tournois de l’EVO, suivra en salle.

Côté jeu, Street Fighter 6 est sorti en juin 2023 et sert de vitrine moderne à la série. Le film pioche dans cet univers refondu, avec des silhouettes, des costumes et une ambiance plus proches du jeu récent que des anciennes versions.

Dernier détail pour les cinéphiles curieux : le film marque la première grosse production hollywoodienne de Kitao Sakurai à ce niveau de budget, après des projets plus modestes. Ses combats ont été chorégraphiés avec le soutien de coordinateurs de cascades expérimentés, et c’est sur ce terrain, celui de la lisibilité des coups, que le long métrage sera jugé.