Clayface : le film a-t-il un lien avec The Batman de Matt Reeves ? Place dans l’univers DC et date de sortie en France

Non, Clayface n’a aucun lien avec The Batman de Matt Reeves. Le film de James Watkins appartient au DCU lancé par James Gunn et Peter Safran, alors que Robert Pattinson évolue dans une continuité à part, celle du « Batverse » de Reeves. Les deux Gotham ne se croisent pas, et aucun personnage de l’un n’est censé apparaître dans l’autre.

Le film sort en salles ces jours-ci.

À retenir
  • Clayface appartient au DCU de James Gunn et Peter Safran, distinct du Batverse de Matt Reeves.
  • Le film est écrit par Mike Flanagan et réalisé par James Watkins, avec Tom Rhys Harris dans le rôle principal.
  • La sortie américaine est fixée au 23 octobre 2026, et la France suit dans la même période.

Deux Gotham qui ne se parlent pas

Le malentendu vient d’un réflexe logique : un film Batman sombre, une ville pluvieuse, un méchant de la galerie classique, et on pense tout de suite au Gotham de Reeves. D’autant que The Batman (2022) a donné naissance à la série Pingouin sur HBO, qui a prouvé que ce univers pouvait s’étendre à des histoires de gangsters sans le justicier. Mais Reeves a construit son terrain de jeu avec son propre studio de production, ses propres comédiens et un calendrier distinct, avec The Batman Part II attendu en octobre 2027.

Clayface, lui, est un projet de DC Studios, la structure dirigée par Gunn et Safran depuis fin 2022. Le scénario a été écrit par Mike Flanagan, connu pour Doctor Sleep et La Chute de la maison Usher, et la réalisation revient à James Watkins, l’homme derrière Eden Lake et Speak No Evil (2024).

Ce duo dit déjà beaucoup du ton. On est plus près du film d’horreur corporel que du blockbuster de super-héros.

Reeves, de son côté, n’a jamais caché que son Gotham resterait son affaire. Les films estampillés « Elseworlds », dont fait partie sa saga avec Joker de Todd Phillips, vivent leur vie en parallèle du DCU, sans passerelles prévues.

Sa vraie place dans l’univers DC

Dans la chronologie de Gunn, Clayface fait partie du « Chapitre Un : Dieux et Monstres ». Cette première vague a démarré avec Creature Commandos, puis Superman en 2025, et se poursuit avec des productions plus resserrées. Le film a longtemps été présenté comme le volet le plus « petit » de cette phase, tant par son budget que par son ambition narrative.

Il ne s’agit pas d’un film Batman.

Le héros est Matt Hagen, un acteur défiguré qui se tourne vers un traitement expérimental pour retrouver son visage, avant de découvrir qu’il peut modeler son corps comme de l’argile. Tom Rhys Harris porte le rôle, entouré de Naomi Ackie, Eddie Marsan et Max Minghella. Le Chevalier Noir n’est pas au casting, et le film se concentre sur la tragédie d’un homme qui perd le contrôle de sa propre enveloppe.

Le futur Batman du DCU est déjà identifié, lui. Il s’agit de The Brave and the Bold, confié à Andy Muschietti, où Bruce Wayne côtoiera son fils Damian. Clayface a donc le champ libre pour installer Gotham comme décor sans se préoccuper de savoir qui porte la cape.

Gunn a d’ailleurs précisé que le film se déroule bien dans le DCU, mais qu’il se suit sans avoir vu d’autres titres. Pas de devoirs de rattrapage, pas de scène post-générique obligatoire pour comprendre.

Date de sortie en France et ce qu’il faut savoir avant d’y aller

Le film était d’abord prévu en septembre 2026, avant d’être repoussé à la fin octobre pour s’installer dans la période d’Halloween. aux États-Unis, la sortie est fixée au 23 octobre 2026, et la France suit le calendrier de Warner Bros. avec une sortie dans la même semaine, généralement le mercredi qui précède. Le plus sûr reste de vérifier les horaires de votre cinéma, car les séances de lancement se remplissent vite sur les grandes salles.

Le positionnement saisonnier n’a rien d’un hasard. Warner Bros. a déjà prouvé que l’horreur adulte pouvait rapporter gros en octobre, avec Joker en 2019 (plus d’un milliard de dollars dans le monde) ou, dans un registre voisin, Barbarian et Smile qui avaient surperformé face à leur budget.

Côté classification, le film vise un public plus âgé que les productions DC habituelles, avec une violence et des scènes de transformation qui lorgnent vers La Mouche ou The Thing. Les familles avec de jeunes enfants devraient consulter la signalétique avant de réserver.

Aucune obligation de revoir The Batman avant la séance.

Un personnage plus ancien que Batman ne le laisse penser

Clayface existe depuis 1940, soit à peine un an après les débuts de Batman en bande dessinée. Le premier à porter ce nom était Basil Karlo, un acteur de films d’horreur, et pas Matt Hagen, qui est apparu en 1961. Plusieurs autres personnes ont pris le relais depuis, dont Preston Payne, Todd Russell et Cassius « Clay » Payne, ce qui en fait l’un des rares méchants de la galerie dont l’identité change selon les époques.

La série animée de 1992 en avait fait un des épisodes les plus marquants avec « Feat of Clay », un récit tragique que beaucoup de fans citent encore comme référence. Le film de Watkins reprend cet esprit de monstre pitoyable plutôt que de simple brute.

Et une chose rare à signaler : le grand écran ne l’avait jamais traité en personnage principal, malgré des années de rumeurs, y compris autour du Gotham de Reeves où il a longtemps été cité comme possible méchant d’une suite.

La version de Reeves n’a finalement pas retenu cette piste, et c’est DC Studios qui livre le premier film consacré au métamorphe.