Le compte à rebours est lancé : la bande-annonce de Jumanji : Open World vient de débarquer, et elle confirme ce que le titre laissait deviner depuis des mois. Cette fois, ce ne sont plus les héros qui se retrouvent aspirés dans la jungle numérique. C’est la jungle qui vient s’installer chez nous, avatars compris.
À retenir
- Les avatars du jeu sont restés bloqués en ‘mode démo’ sans joueurs pour les contrôler
- Des créatures réelles déferrent dans les villes : autruches, ménagerie magique en plein quotidien urbain
- Le film clôturerait définitivement la trilogie selon Sony — mais la bande-annonce cache encore des mystères
Le twist qui inverse toute la mécanique de la saga
Rembobinons. À la fin de Jumanji : Next Level sorti en 2019, une scène post-générique laissait planer une menace : les quatre anciens camarades de lycée aspirés dans le jeu vidéo magique découvraient avec stupeur que les créatures du jeu s’étaient échappées dans le monde réel. Sept ans plus tard, la promesse est enfin tenue, et elle va bien plus loin que prévu. Les animaux ne sont pas les seuls à s’être échappés : les avatars de jeu vidéo incarnés par Dwayne Johnson, Jack Black, Kevin Hart et Karen Gillan ont eux aussi débarqué sur Terre. Un renversement total du postulat de départ, et franchement, c’était le seul moyen crédible de relancer une machine qui commençait à tourner en rond après deux films sur le même schéma.
Le hic pour nos héros numériques ? Sans joueurs pour les habiter, ils semblent coincés en « mode démo ». Concrètement, ça donne des scènes assez savoureuses : Bravestone, le colosse joué par Dwayne Johnson, se met soudain à parler avec un accent espagnol, comme si un bug de langue avait mal chargé son profil. « Je commence à soupçonner », lâche l’avatar de Jack Black, « que nous ne sommes pas à Jumanji. » La ligne résume bien le ton du film : une comédie qui assume son concept absurde sans se prendre trop au sérieux.
Ce que révèle vraiment la bande-annonce
La séquence dévoilée s’ouvre sur une scène familière pour les fans de la saga. Spencer et ses amis sont convoqués chez Nora, où le grand-père du jeune homme, joué par Danny DeVito, désigne d’un geste une tête chauve et brillante qui ne peut annoncer que le retour du docteur Bravestone. Puis les autres avatars débarquent à leur tour, semant une pagaille visuelle assez réjouissante dans un quotidien qui n’était clairement pas préparé à ça.
Une séquence supplémentaire, réservée au public du CinemaCon en avril dernier, apportait encore plus de contexte. Un réparateur informatique interprété par Lamorne Morris entre dans la maison de Janice, la mère du protagoniste incarné par Alex Wolff, et découvre une vieille console de jeu vidéo avant qu’un plan montre des nuages surnaturels s’amonceler au-dessus de la maison et des autruches déferler dans les rues du monde réel. Des autruches en pleine ville, c’est le genre d’image qui résume à elle seule l’esprit de cette suite : total décalage entre le fantastique et le prosaïque du quotidien américain.
Le casting confirme l’ampleur du projet. Aux côtés du quatuor central (Johnson, Black, Hart, Gillan) reviennent les jeunes acteurs de la première heure comme Alex Wolff, Morgan Turner, Madison Iseman et Ser’Darius Blain, rejoints par des nouveaux venus tels que Nick Jonas, Awkwafina, Rhys Darby, Burn Gorman et Brittany O’Grady. Danny DeVito et Bebe Neuwirth complètent l’ensemble, apportant leur expérience comique à ce chaos assumé.
Un pari commercial calculé pour les fêtes de fin d’année
Le troisième volet succède au succès mondial de « Jumanji : Bienvenue dans la jungle » en 2017 et « Jumanji : Next Level » en 2019, qui ont ensemble rapporté plus de 1,7 milliard de dollars dans le monde. Autant dire que Sony ne prend pas un grand risque artistique en relançant la franchise, mais mise plutôt sur une valeur sûre pour les salles obscures de décembre. Le studio a d’ailleurs revu son calendrier : initialement calé sur le 11 décembre, le film a été repoussé au jour de Noël. La sortie était initialement prévue pour le 11 décembre, mais a été décalée à Noël, positionnant le film juste après les débuts du 18 décembre de « Dune : Part Three » et « Avengers : Doomsday », un duel de blockbusters que les fans ont surnommé « Dunesday ». Éviter ce carambolage cinématographique tout en profitant du pic de fréquentation des vacances scolaires : la logique commerciale saute aux yeux.
Sur le plan technique, le tournage s’est étalé sur plusieurs mois entre Los Angeles et Hawaï, entre novembre 2025 et mars 2026, avec Jake Kasdan de nouveau à la réalisation. Le même réalisateur qui a signé les deux précédents épisodes garde donc les rênes, gage d’une certaine continuité dans le ton, même si le concept change radicalement de direction. Difficile de ne pas y voir un clin d’œil appuyé au film original de 1995, celui avec Robin Williams, où deux enfants découvraient un jeu de société magique dans leur grenier qui libérait une ménagerie de bêtes africaines dans leur petite ville jusqu’à ce qu’ils puissent terminer la partie. La boucle est bouclée, vingt ans après le reboot qui avait transformé le plateau en console.
Reste une question que la bande-annonce ne tranche pas encore : comment nos héros comptent-ils faire rentrer des avatars en mode démo, sans joueur aux commandes, dans le jeu ? Le mystère devra attendre le 25 décembre pour être résolu en salles, mais une chose est sûre : cette fois, le générique de fin ne devrait plus laisser de porte entrouverte pour un quatrième épisode. Sony a d’ailleurs présenté ce volet comme le dernier de cette trilogie de reboot, une manière de clore le cycle sur l’idée la plus folle de toute la saga.
Sources : justjared.com | nrmagazine.com