Fini les gadgets signés Tony Stark, fini les Avengers en renfort au moindre pépin : à partir du 31 juillet, Tom Holland enfile le costume de Spider-Man sans aucun filet de sécurité. On y retrouve un Peter Parker isolé et privé de tout soutien technologique ou financier, oublié de tous, qui ne peut plus compter sur les gadgets de Stark ou l’aide des Avengers. Une première pour la saga menée par l’acteur britannique, qui livre ici son quatrième film solo en tant que Peter Parker.
Spider-Man: Brand New Day arrive dans les salles américaines le 31 juillet 2026, réalisé par Destin Daniel Cretton, et marque le 38e film de l’univers cinématographique Marvel, le premier volet Spider-Man depuis No Way Home en 2021. En France, la sortie est calée sur la même semaine, avec des séances spéciales dès le 29 juillet pour les abonnés Prime. Ce qui frappe d’entrée, c’est le contraste avec les trois précédents films : là où Peter bénéficiait toujours d’un mentor, d’une combinaison high-tech ou d’un coup de main ponctuel de la Terre, il se retrouve ici totalement livré à lui-même. Un choix scénaristique osé, presque à contre-courant de l’ADN Marvel habituel.
À retenir
- Peter Parker vit seul depuis quatre ans, sa mémoire effacée de tous ceux qu’il aimait
- Son corps subit une dangereuse évolution : toile organique et yeux noirs du jamais-vu
- Sans Avengers ni gadgets, une menace invisible menace la ville et ses proches
Un héros oublié de tous, y compris de ceux qu’il aime
Tout part de la fin choc de No Way Home. L’histoire de ce nouvel opus prend place directement après les évènements de Spider-Man No Way Home : pour rétablir l’équilibre du multivers et sauver ses proches, Peter propose au Docteur Strange d’effacer son existence de la mémoire collective, si bien qu’il ne sera plus personne aux yeux de tous ceux qui l’ont connu, Avengers, MJ, Ned, Happy et même ses ennemis. Un sacrifice total, jamais vraiment exploré jusqu’ici dans un film Marvel sur la durée.
Et le récit assume ce vide. Le synopsis officiel confirme un bond temporel de quatre ans après No Way Home : Peter est désormais un adulte vivant entièrement seul, ayant volontairement effacé son existence des vies et des mémoires de ceux qu’il aime, se battant contre le crime dans un New York qui ne connaît plus son nom, et alors que les exigences qui pèsent sur lui s’intensifient, la pression déclenche une surprenante évolution physique qui menace son existence. : quatre ans de solitude complète, sans identité publique, sans allié fixe. Peter Parker a passé quatre ans seul, sans allié, sans identité publique, sans personne se souvenant de qui il était avant le masque. C’est la première fois que la franchise ose installer son héros dans une précarité aussi longue et aussi assumée.
Le corps qui craque avant le costume qui change
La bande-annonce a mis tout le monde d’accord sur un point : Peter ne se contente pas de changer de tenue, il change physiquement. Les pouvoirs de Peter subissent une dangereuse évolution physique dans Brand New Day, la bande-annonce confirmant deux changements majeurs : des tisseurs de toiles organiques et des yeux noirs. Du jamais-vu pour cette version du personnage. Peter Parker développe une toile organique, produite directement par son corps comme le faisait Tobey Maguire à l’époque, dans le cadre d’une évolution dangereuse de ses pouvoirs, marquant un changement fondamental pour un personnage dont les lance-toiles mécaniques faisaient partie de l’identité depuis chaque apparition précédente dans le MCU.
Le plus étonnant, c’est que l’idée viendrait de l’acteur lui-même. Tom Holland aurait personnellement proposé ce concept, le décrivant comme une sorte de puberté d’araignée où le corps de Peter change de manières qu’il ne peut ni prévoir ni arrêter. Une métaphore qui colle bien à l’esprit du film : un jeune homme qui perd le contrôle de lui-même au moment précis où il doit protéger tout le monde. Le nouveau costume, dévoilé quelques mois avant la sortie, accompagne cette mue avec des couleurs plus vives et un symbole d’araignée agrandi sur le torse.
Un casting resserré autour d’alliances improbables
Sans Avengers pour lui filer un coup de main direct, Peter croise malgré tout du beau monde. Tom Holland mène à nouveau la danse en Spider-Man, aux côtés de Zendaya dans le rôle de MJ et de Jacob Batalon en Ned Leeds, tandis que les vétérans du MCU Mark Ruffalo (Bruce Banner/Hulk) et Jon Bernthal (Frank Castle/Punisher) occupent une place de choix. Mais leur présence ne ressemble en rien à un sauvetage façon Endgame : ce sont des présences plus personnelles, presque solitaires elles aussi, qui collent à l’ambiance d’un Peter livré à lui-même.
Côté antagonistes, la menace reste volontairement floue. On aperçoit des bribes du Scorpion et de Boomerang, aux côtés du Punisher de Jon Bernthal et du Bruce Banner de Mark Ruffalo. Mais le vrai danger du film serait ailleurs, presque invisible. La pression de voir ses anciens amis avancer sans lui provoque un changement chez Peter qu’il pourrait ne pas avoir le pouvoir de contrôler, une transformation qui pourrait pourtant être la seule chose capable d’arrêter une menace inédite et choquante pour la ville et ceux qu’il aime, un puissant méchant que personne ne peut même voir. Le personnage joué par Sadie Sink reste lui totalement mystérieux, l’actrice se contentant d’évoquer une ambiance de tournage chaleureuse sans lâcher le moindre indice sur son rôle.
La dernière marche avant Doomsday
Ce Spider-Man solitaire n’arrive pas n’importe quand dans le calendrier Marvel. Il servira de dernier film du MCU avant Avengers: Doomsday et Avengers: Secret Wars, dans la Phase 6. Une position stratégique, presque un sas de décompression avant le choc annoncé de décembre. Il est impératif de relancer la machine à billets, surtout après les résultats décevants de Captain America: A Brave New World, Thunderbolts et Les 4 Fantastiques: Premiers Pas, ce Spider-Man se présentant comme le dernier film avant la sortie la plus importante du MCU de ces dix dernières années, avec un objectif clair : dépasser le milliard de dollars au box-office mondial.
Les premiers signaux sont plutôt rassurants pour Sony et Marvel Studios. Selon Deadline, les préventes de billets ont fait exploser tous les records enregistrés sur ces cinq dernières années, le dernier détenteur du titre étant justement Spider-Man: No Way Home. Reste à savoir si cette mutation physique, cette solitude assumée et ce ton plus sombre suffiront à convaincre un public qui, depuis 2021, a vu défiler pas mal de super-héros fatigués. Peter Parker, lui, n’a jamais semblé aussi seul face à New York, ni aussi imprévisible dans sa propre peau.
Sources : phonandroid.com | deadline.com